Faire une virée à deux…#2

Voyage en Italie

♫ Dans ton automobile ♫♫ Tous les deux on sera bien ♫

Episode 2 :

Cher marmonaute, tu t’en es arrêté à mon arrivée hier à Milan, dans un hôtel, sans téléphone qui capte le réseau italien et surtout extrêment fatiguée !

Une bonne nuit de sommeil avant d’embarquer pour le train en direction de Rimini puis Cattolica. Le stress se fait sentir et mon amie (qui a réussi à dompter son ex) veut qu’on se détende un peu en se baladant dans Milan. Le dirigeant de l’hôtel accepte que l’on laisse nos bagages (en même temps, je lui laissais pas le choix !) dans la chambre et nous partons promener.

Tout d’abord il faut que je passe deux coups de fil : un pour prévenir ma très chère mère (tu le savais, avoue) que je n’ai pas été kidnappée pour participer à une soirée  underground du Cavaliere  et un autre pour appeler mon futur boss qui doit venir me récupérer à la gare. Futur boss que je n’ai jamais eu au tel, que je n’ai jamais vu, mais qui vient gentiment me récupérer. Si, en fait il m’avait envoyé un mail qui disait : « marmottine, ne t’inquiète de rien, envoie-moi simplement l’horaire de ton train » .

Je n’arrive pas à joindre ma mère donc je laisse un message. Sache que ceci est une chose inutile car même si je lui dis de ma plus belle voix de marmotte enrouée sur son répondeur que je vais bien, que j’ai simplement un fuckin’ téléphone qui s’est mis en grève et que je ne peux pas la joindre mais qu’elle ne doit pas s’inquiéter…bah non, ça ne lui suffit pas Madame !

J’appelle mon futur boss, c’est un monsieur un peu âgé qui me répond et me dit qu’il sera là à l’heure que je lui ai indiquée et qu’il n’y a aucun souci. Cool. Me voilà rassurée. Je file peu après prendre mon train et je dis au-revoir à mon amie et au psychopathe qui l’accompagne. Je dois prendre une sorte de TGV pour aller jusqu’à Rimini et récupérer une correspondance type TER pour m’arrêter à deux stations plus loin.

Dans le premier, tout se passe bien car je m’endors quasiment dès le début du trajet. N’est pas marmotte qui veut ! On arrive à Rimini, j’ai quelques minutes pour trouver la voie où mon train arrive et un abruti de contrôleur ne comprend pas que j’ai besoin de son aide car je ne sais pas où c’est ! Je lui ai dit que je cherchais le train pour Cattolica et il m’a répondu : « Regardez les écrans« . Super mon gars, merci du conseil ! Ce qu’il faut savoir, c’est que les trains sont numérotés sur un plan et que ce fameux Saint Graal  plan indique les voies où ils arrivent en fonction des heures ! L’écran en revanche, ne m’indiquait rien de tel !  Là tout de suite, j’ai envie de dire vaffanculo…

N’oublie pas que j’étais chargée comme une mule malade et que j’ai dû courir dans toute la gare pour trouver l’information toute seule comme une grande ! Bastardo…Le train est déjà là, et moi je galère à y mettre mes bagages car je n’arrive tout bonnement pas à soulever ma valise…Pourquoi ? Peut-être parce qu’un con gentil monsieur qui a voulu m’aider à la gare de Milan m’a pété la poignée…Je dis ça, je dis rien…Simple hypothèse !

Arrivée ENFIN à Cattolica, je n’ai qu’une envie c’est m’asseoir pour pleurer sur mes muscles éprouvés depuis ces deux derniers jours. J’attends. J’attends mon boss. J’attends quelqu’un dont j’ignore tout. Soudain entrent deux bambins turbulents et un vieux monsieur. C’est lui. Un homme très froid mais qui semble très papy-gâteau. Il me demande si je suis bien la personne qu’il attend et nous faisons donc connaissance. Il se propose de porter mes bagages et ayant pitié pour lui je l’informe aussitôt qu’ils sont vraiment trop lourds et que je préfère lui éviter de les soulever. Eh oui, je suis pas toujours une connasse ahah !

Nous voici partis sous un soleil magnifique. Je lui parle de moi, je lui dis que je vis au bord de la mer, exactement à 800m de la plage. Il rigole et me dit que là où je vais vivre, je ne suis qu’à 50m de l’adriatique…Je suis toute joie car point dépaysée ! Bon, je pense que ma vie n’était rose que depuis 5 bonnes minutes, ça a dû être trop pour l’humanité alors le temps a décidé de sombrer dans la folie : il s’est mis à grêler ! Comme ça, sans crier gare, le soleil a cohabité une dizaine de minutes avec la grêle. A n’y rien comprendre !

Nous arrivons devant un hôtel ****, terminus tout le monde descend. J’hallucine. On vient chercher mes bagages, on monte au premier étage. Une chambre/studio, petite kitchenette, grand lit, tv, téléphone, salle de bains, terrasse…Je suis devenue muette. On me demande si ça me convient. Le seul mot qui m’est venu était « Parfait« . Tu aurais voulu dire quoi de plus ? J’allais quand même pas me jeter à son cou, on se connaissait à peine…

Voilà, je vais passer 2 mois dans un hôtel **** et il me donne rendez-vous le lundi matin pour m’amener au boulot. Je t’explique : ce monsieur possède plusieurs hôtels en Italie et dans la ville où je venais faire mon stage, il possédait un Tour Operator et un hôtel ! J’en savais fich’trement rien moi…finalement j’avais pas besoin de m’encombrer avec mon peignoir…tant pis !

Sachant que mon téléphone fait son capricieux, il me dit comment appeler vers la France pour que je prévienne ma famille etc. Ils se sont même débrouillés pour que je puisse communiquer le numéro de la ligne directe à mes proches. Trop d’émotions pour une si petite marmotte, je suis épuisée et je sombre jusqu’au lendemain. Comme on dit souvent, quand on s’endort comme un rien dans un endroit qui ne nous est pas familier, c’est qu’au fond on s’y sent déjà comme chez soi.

Le lendemain, la journée s’annonce pas mal sauf que je n’ai pu faire aucune course et que je n’ai strictement rien à manger pour les jours à venir. J’ai envie de sortir prendre l’air et visiter ma ville d’acceuil. Penses-tu, je me suis endormie ! Oui, j’ai dû être contaminée par une sommeillite aigüe, pas possible autrement…et pourtant je ne suis pas jetlaggée (désolée, j’avais envie de me la péter avec ce mot).

A suivre dans les prochains épisodes des tribulations de la marmotte en Italie : une marmotte en stage, une marmotte à bicyclette, une marmotte à pied, une marmotte qui bosse un jour férié, une marmotte qui ne veut pas fricoter avec les ritals, une marmotte qui est malade, une marmotte qui est triste, une marmotte qui a des phobies bizarres, une marmotte qui voyage etc…

Faire une virée à deux…#2
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6 thoughts on “Faire une virée à deux…#2

  1. Je t’en veux pour deux raisons

    1) désormais cette chanson refuse de quitter ma tête !

    2) je sens le pipi (je savais que j’aurais dû aller aux toilettes avant de te lire, je le savais).

    1. Je sens des boums et des bangs
      Agiter mon cœur blessé
      L’amour comme un boomerang
      Me revient des jours passés
      A pleurer les larmes dingues
      D’un corps que je t’avais donné

      C’est mieux ? :p

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