Faire une virée à deux…#3

Voyage en Italie

♫ Et dans le ciel il y aura des étoiles…♫♫… et du soleil quand on mettra les voiles ♫

Bande de sadiques, je vous l’avais promis, voici le troisième volet de mes tribulations marmotesques. Elle te plaît cette chanson, hein ? Tant mieux car tu vas l’avoir jusqu’à la fin !

Prise de sommeillite aigüe, je me suis réveillée le lundi matin, malade comme un chien et ma voix qui ne cessait de se faire la malle. Je sens que mon premier jour de stage va être sympatoche… Je retrouve ton mon boss en bas de l’hôtel et nous partons tranquillement au Tour Operator. Il commence à me parler de bicyclette…et me demande si je sais en faire…T’as déjà vu une marmotte sur une bicyclette toi ? Non ? Bah c’est pas pour rien ! Bref, on verra ça à la fin de la journée.

On me présente des gens, on me demande ce que je dois faire…Humbè qu’est ce j’en sais moi ? En fait je n’avais aucune mission pour mon stage, et je ne savais même pas qu’il en fallait…Oui, tu peux te moquer. Je me retrouve donc en recherche d’une mission quand il me demande comment je me débrouille sur un pc. Oh bah là d’un coup tout va nickel ! Je rencontre le responsable informatique et c’est parti mon kiki ! J’ai enfin une mission, de merde, mais j’ai une mission.

La journée est longue et je me sens comme un rat de laboratoire. Tout le monde me regarde et veut savoir qui je suis, ce que je fais, d’où je viens etc.., d’ordinaire, ça ne m’aurait pas dérangée, mais avec une voix qui partait totalement en barigoule, c’était dur pour moi de parler !

Ah oui, au fait, mon téléphone faisait toujours la grève. Ca faisait 3 jours que j’étais totalement déconnectée de la France et de ma famille. J’étais déboussolée ! J’appelle mon frère pour qu’il appelle mon opérateur téléphonique, mais tu comprends, c’était trop compliqué pour lui…Et là, une idée lumineuse traversa mon cerveau (oui, c’est rare, mais ça arrive !) : se connecter au site de mon opérateur et voir si je peux faire ça en ligne. Et la lumière fut ! En 24h je devrais retourner à la civilisation…

Ma première journée touche à sa fin et je dois affronter le moment tant redouté : la rencontre avec la bicyclette. Nous allons au garage où se trouvent tous les bus et il me ramène l’engin de Satan. Un truc immonde avec un « cling-cling » en guise de klaxon et un petit panier pour mettre ses courses.

J’enfourche donc mon fidèle destrier et tente, je dis bien tente, de rentrer à l’hôtel. Beh oui, je ne savais pas vraiment où je vivais, alors j’avais sur moi un plan de la ville pour me repérer. Ca n’a pas loupé, au bout de 5 minutes j’étais perdue ! J’ai tourné, viré, je regardais l’heure car la nuit allait tomber et que j’avais peur de me retrouver dans cette ville inconnue. Je chope le premier passant sur mon chemin. Imagine la scène : petit dérapage avec mon engin de Satan ! Je lui dis que je cherche telle rue et il s’exclame : « Oh mais tu es à bien 5 kms !« . Eh oh Gary, tu parles à marmottine là. J’y ai répondu : « Nan mais t’inquiète pas, je suis jeune je peux pédaler encore longtemps !« . Il m’a indiqué le chemin et j’ai filé fissa fissa. Bien contente de retrouver mon nouveau petit chez-moi, je me blottis dans le lit et m’endors sans demander mon reste.

Ma petite semaine s’est plutôt bien déroulée, pas de catastrophe à mon actif. Mon téléphone est revenu de son petit week-end prolongé et j’ai pu me ressentir vivre ! Le vendredi arrive rapidement et à la fin de la journée je vois que ma bicyclette a un pneu tout dégonflé. Je pars et m’arrête dans le premier magasin de vélos que je trouve, à croire qu’il avait été là rien que pour moi ! Je rentre toute penaude car je n’avais toujours pas retrouvé ma voix et leur explique que j’ai mon pneu dégonflé que je dois rentrer à tel hôtel. La nuit tombant, ils m’ont pris en pitié et m’ont vite regonflé ce vilain pneu. J’ai foncé jusqu’à l’hôtel car le pneu était en fait crevé ! Je n’ai plus jamais touché cette bicyclette, elle est restée dans le garage de l’hôtel.

Le week-end arrive et le beau temps aussi. J’en profite pour aller faire des courses et je te raconte pas la galère pour comprendre la liste des ingrédients d’un produit…Bref, je tape dans de la valeur sûre : pâtes, jambon, fromage. Super diététique ce stage.

Le temps est tellement magnifique que je pars faire un tour en ville pour visiter un petit peu, après tout, je suis un peu en vacances ! Je pars à pied et arpente les petites ruelles de Cattolica, armée de mon appareil photo. J’arrive sur la Piazza del Primo Maggio et bombarde le lieu de photos. Je croise une petite librairie/tabac et m’y arrête pour me renseigner sur les forfaits de téléphone (car que j’appelle ou qu’on m’appelle, je paye !) et acheter enveloppes et timbres. Le libraire semble sympa et comprend que je galère avec cette histoire de téléphone. Je lui prends une carte téléphonique sous condition qu’il me dise combien de temps je peux appeler en France. Il me demande un numéro français et au hasard je lui donne celui de ma mère. Il me dit que je peux au moins téléphoner un bon quart d’heure. Ok, deal.

Je repars me balader et une fois arrivée à l’hôtel, je décide d’appeler mes parents d’une cabine téléphonique. Stupeur ! Ma mère m’a laissé un message vocal et plusieurs appels en absence. Quoi se passe-t-il ? J’appelle. Elle me raconte qu’un italien l’a appelée, qu’il parlait le français etc… . Moi je me demande si elle a pas fumé un petit peu les rideaux, quand  soudain je me rappelle avoir filé son numéro au rital de la librairie ! J’y t’explique : en fait il lui avait laissé un appel en absence donc elle a eu peur, elle a cru qu’on m’avait kidnappée et jetée en pâture au Cavalliere ou autres que j’avais eu un souci et s’est immédiatement affolée. Normal quoi, ma mère !

Je retourne voir ce fameux libraire et lui demande des explications, comment qu’il parle le français déjà ! Il était mort de rire d’avoir eu ma mère au tel, je lui raconte qu’elle pipe pas un mot d’italien, qu’elle était inquiète etc… . Ca devient mon new friend ! Je me sens tout de suite moins seule et donc je passe toute la fin de l’après-midi à tchatcher avec lui. Une bonne petite journée, je commence à apprécier mon séjour italien.

Dimanche, à ma grande surprise, tout est ouvert ! C’est bien simple, chez moi en France, le dimanche, c’est le jour des morts ! Rien n’est ouvert et y’a pas un chat en ville. Le libraire hier m’a parlé d’un aquarium dans Cattolica où il y avait des requins. Genre moi je vais aller voir des requins, tu m’as bien vue ? Rien que d’entendre ce mot je tremble ! Mais bon, ça me fera une petite balade et y’aura d’autres poiscailles, pas besoin d’aller me faire une frayeur.

Je file à l’aquarium toujours armée de mon numérique. J’y trouve un joli lieu tout arboré avec des espèces de canards qui amusent la galerie. Je les mitraille de photos car ils sont marrants. Au loin, je vois une carcasse de bateau et du monde autour. Ma foi, je m’y dirige pour savoir ce que c’est. Je m’approche d’un truc tout noir et assez imposant. Je vois que les gens lisent une petite plaque alors je m’incruste pour faire de même. Va savoir ce qui m’a pris, mais j’ai commencé à me sentir mal à l’aise face à cette carcasse et quand j’ai vu qu’il n’y avait plus personne autour de moi j’ai tapé un coup de flippe et je suis partie en courant comme une décérébrée en regardant derrière moi comme si j’étais suivie… suivie mais par quoi ?  Par une carcasse de bateau ?! Putain c’est moi qui dois fumer les rideaux…

Je peux te garantir, cher marmonaute sadique, que tu n’es pas au bout de tes peines avec mes phobies ridicules et mes aventures trépidantes ! Mais ça mérite bien un 4ème épisode tout ça, non ?

A suivre dans les prochains épisodes des tribulations de la marmotte en Italie : une marmotte à pied, une marmotte qui bosse un jour férié, une marmotte qui ne veut pas fricoter avec les ritals, une marmotte qui est triste, une marmotte qui a des phobies bizarres (oui encore !), une marmotte qui voyage etc…

Faire une virée à deux…#3
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6 thoughts on “Faire une virée à deux…#3

  1. Eh ben ça va la vie! En stage en Italie Madame! Quand je pense que moi j’ai fait un stage dans une ville paumée de France mais soit disant en plein essor je suis jalouse là!!
    En tout cas je suis avec délectation tes aventures!
    Bises

    1. Eh oui, j’étudiais deux langues donc je devais partir dans un pays italophone (l’italie, y’a pas 36 000 choix) et un pays anglophone. Mais je te l’accorde, j’ai eu de la chance de tomber dans une petite ville au bord de l’adriatique :p

  2. sympa ton blog que je découvre (depuis le blog de Dark ..)
    bon courage pour ce dont tu parles sur son blog ! ma meilleure amie a la même chose que toi et c’est pas facile ..
    cordialement

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