Faire une virée à deux…#Episode_Final

Voyage en Italie

♫…Au milieu de la nuit…♫♫…En catimini…♫♫…E va la nove va la douce vie…♫♫…On s’en ira toute la nuit danser le calypso en Italie…♫♫…Et boire allegretto ma non troppo…♫♫…Du campari quand Pari est à l’eau…♫♫…Faire une virée à deux…♫♫…Tous les deux sur les chemins…♫♫…Dans ton automobile…♫♫…Tous les deux on sera bien…♫♫…Toute la nuit danser le calypso…♫♫…Dans un dancing avec vue sur l’Arno…♫♫…

Voilà, ça sent la fin…

Après un bon dodo et plein de belles images dans la tête, je reprends le train pour rentrer sur Cattolica. En 3 jours la ville s’est affolée. C’est l’été qui arrive et tous les touristes sont descendus sur la côte. Tous les magazins sont ouverts et je cours à l’hôtel poser mon sac pour me balader tant qu’il fait jour. Sur mon chemin, je croise PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS le libraire ! Il fait mine de ne pas me voir et je fais de même.

Quelques jours après, je reçois un sms de sa part : « Julie, que s’est-il passé ? Je n’ai plus de nouvelles. J’ai loué un appart pour une semaine à Cattolica, si ça te dit viens boire un verre avant de partir.« . Euh, hein ? Plaît-il ? J’y ai répondu que j’avais eu beaucoup de choses à faire et que je viendrai lui dire au-revoir. Il ne m’a jamais revue.

C’est bientôt l’heure du départ, je remercie énormément mon boss pour toute sa gentillesse et me propose encore de m’accompagner à la gare mais comme je suis une fille polie et bien éduquée, je ne souhaite pas abuser et lui dit que je me débrouillerai toute seule, qu’il ne doit pas s’inquiéter pour moi. Je rentre dire au-revoir à tout le monde à l’hôtel, notamment à Saverio qui tenait la réception et avec qui j’ai passé de grandes soirées à discuter de l’Italie et de la vie en général.

5h du matin, il est temps de se lever et de se préparer à partir. Ce sont mes dernières heures à Cattolica. J’ai la boule au ventre. 6h, je prends ma terrible valise et me dirige vers la gare. J’ai été maligne, cette fois, j’ai envoyé une semaine plus tôt un premier bagage pour ne pas revivre le même périple qu’à l’aller ! Mais j’ai tout de même une valise énorme à roulettes et ça fait un bruit monstrueux dans les ruelles de Cattolica…

Je traverse la ville avec mon âne mort et à 6h30 je chope le train pour Rimini où je dois attendre 1h le train pour Milan. Le temps est long, surtout avec mon âne cané. Le train se pointe, je m’engouffre et prie pour avoir un peu de repos. Seulement, entourée d’un groupe d’amis italiens, c’est dur de trouver le calme et le sommeil…12h, j’ai tout juste 10 minutes chrono pour parcourir tous les quais de la gare de Milan pour sauter dans le train pour Nice.

Je cours sans plus tarder avec mon âne mort et saute dans le premier wagon que je trouve. Je les traverse jusqu’au mien et une fois posée ma satanée valise, je m’affale dans le fauteuil en quête de répit. Le wagon est plein : un couple d’italiens et 3 luxembourgeoises. Le train s’arrête dès la première station : Pavie. On nous annonce que le train a un petit souci, que cela va prendre quelques minutes. Ca te rappelle pas quelque chose ça ? MON DEPART !!

J’annonce direct à mes co-voyageurs qu’il y a pile 2 mois, ils nous ont fait la même chose à Bordighera et que nous sommes restés immobiles pendant 2h30. Nous avons eu plus de chance, juste 2h d’arrêt ! Nous voici partis jusqu’à Nice ville avec 2h de retard et mon frère et un ami qui étaient là bas pour me récupérer. La traversée est sympa et je discute avec le couple. Je réussis même à dormir une petite heure. Quel luxe !

On nous annonce soudain que le train n’ira pas jusqu’à Nice car il a trop de retard et qu’il va repartir directement de Ventimille. La bonne blague pour me dire au-revoir ! On doit donc descendre pour récupérer un autre train qui va se taper toutes les gares possibles et imaginables avant de me déposer à Nice. Je te jure que pendant au moins 1/4 de seconde, j’ai pensé que je n’arriverai jamais, que j’allais rester bloquée dans ce train de malheur…

Je me souviens avoir pris le train et m’être retrouvée entourée de français dont un qui disait tout fier : « Oh tu sais l’italien, pas besoin de l’apprendre, tu rajoutes un O ou un A à la fin et c’est bon, pas plus compliqué ! ». Je me rappelle aussi m’être mordue la langue pour ne pas le traiter de connard. Ou pire.

 « Prochain arrêt : Nice ville, son terminus. »

C’est bon, je suis en France. Je pousse tout le monde et descend du train de peur d’y rester. Je vois au loin mon frangin qui s’approche et me dit : « Ca fait bien plaisir de te voir, tu m’as manquée ! ». On rentre chez nous, j’ai tellement de choses à raconter…Mais d’abord, je veux dormir. Une nuit…Dans mon lit. Demain est un autre jour.

Faire une virée à deux…#Episode_Final
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