Il y a 9 mois, j’accouchais !

Il y a 9 mois moins quelques heures, c’était un dimanche et je larvais sur le canapé avec ton papa. La semaine avait été longue, le lundi je faisais mon monito de contrôle, j’avais pris un kilo sur la balance et il ne semblait pas vouloir dégager, je ne voulais pas me résigner à continuer à prendre des kilos pendant le mois qu’il me restait à tenir avant la date présumée de mon accouchement.

le-jour-de-mon-accouchement

Le jeudi, j’ai fait ma dernière séance de préparation à l’accouchement en piscine. Comme je n’ai pas pu la faire la semaine d’avant, je me retrouve la seule future maman à terme avec des futures mamans enceintes de 7 mois seulement. Elles me regardent toutes avec envie et frayeur. Eh oui, moi je peux accoucher à tout moment ! Ma sage-femme me propose de refaire des séances (pour le fun) jusqu’à mon accouchement. Je t’avoue, j’ai adoré ça. Bon, sauf quand tu me filais des remontées acides… Sinon c’était un des rares moments où je me détendais vraiment, et quand je rentrais chez moi, j’étais lessivée.

Le samedi, on devait changer le volet de ta chambre car tu avais un volet en bois tout merdique, cassé et pas vraiment pratique. Il faut dire que depuis toutes ces années, ta chambre nous servait de bureau. Du coup, on a opté pour un volet roulant. L’inconvénient c’est que le monsieur qui est venu le poser n’a trouvé que le seul jour où un couple d’amis était dans le coin pour se voir et se faire un resto le midi. Tant pis, j’y suis allée sans papa. Dans l’après-midi, j’ai rejoint ta grand-mère maternelle pour faire deux courses, et je lui ai dit texto « je ne vois pas comment je peux encore tenir 3 semaines, j’ai l’impression qu’elle veut sortir » . Oui, je te sentais assez pressée jeune fille !

En rentrant, le volet roulant était tout juste posé et fonctionnel. Le monsieur (qui est un voisin de tes grands-parents) m’a dit en partant : « c’est bon, maintenant tu peux accoucher ! » . Tiens-toi le pour dit !

Le lendemain, dimanche, je ne quitte pas le canapé à peine levée. C’est fou de se lever et d’être déjà fatiguée. La journée défile et vers 17/18h, ton père se tourne vers moi et me dit d’un ton solennel : « bon écoute, il faut bien qu’on en parle un jour, quel prénom va-t-on lui donner ? » . Oui, tu n’avais toujours pas de prénom validé 3 semaines avant ta naissance supposée ! Je sentais que la discussion allait tourner au vinaigre, comme d’habitude, j’ai tenté d’esquiver mais il a été plus intelligent et m’a dit « je sais que tu aimes ce prénom alors si c’est ce que tu souhaites, je le souhaite aussi« .  Il a répété ton prénom, ton second et ton troisième avec le nom de famille, on a redit que l’on était d’accord, et c’était fait, c’était validé. Tu avais enfin un prénom et il ne changerait plus ! Tu n’as même pas idée du soulagement ressenti.

Et toi jeune fille, je crois qu’à ce moment précis, tu as compris une chose et pas des moindres : tu avais un prénom que tes deux parents avaient choisi, il fallait donc que tu débarques au plus vite avant qu’ils ne changent d’avis !!

Vers 19h, j’ai commencé à ressentir des petites contractions. Rien d’anormal, des contractions j’en ai tous les jours depuis quasiment 2 mois, même au réveil. Oui, mais je ne les ai jamais ressenties de cette façon. Là, ça irradie légèrement le bas de mon ventre. Ce n’est pas douloureux, mais je les ressens. C’est tout nouveau ! Au bout de quelques contractions, je le dis à ton père qui le prend un peu à la légère.

Vers 20h, je commence à me dire qu’il faudrait que je les compte : en 1h j’en ai environ 7. Surprise par ces contractions nouvelles, je me dis qu’il faudrait peut-être que je rassemble mes affaires : ma valise pour la maternité et ton trousseau de naissance que j’avais enfin eu le temps de préparer pendant mon repos forcé. J’ai donc commencé à faire des allers-retours entre la salle à manger où j’avais tout déposé et le salon, devant ton père qui s’apprêtait à regarder son match de foot : Marseille-Lyon. Tu penses bien, en grand supporter de l’OM, il ne s’imaginait même pas louper ce match !!

Vers 21h, je décide de me mettre au lit pour être mieux installée : j’ai environ 15 contractions pendant 1h. J’appelle ton grand-père pour lui dire un peu ce qu’il se passe, ça me dérange car il est déjà 22h mais bon, je vais quand même pas me gêner avec lui si je dois accoucher cette nuit, non ? Il me demande l’intensité de mes contractions… et quand tu n’as pas accouché ni été en travail, c’est très difficile de savoir si les contractions que tu ressens annoncent un accouchement prochain ! Du coup il me dit de me reposer, qu’il ne pense pas que ce soit pour cette nuit et que dans tous les cas, il reste disponible si besoin.

Il est déjà 22h30, les contractions continuent et s’intensifient de plus belle. Elles sont régulières, quasiment toutes les 5 minutes. Vers 23h15, ton père qui regardait encore le foot jusqu’à présent, débarque dans la chambre au moment où j’ai une belle contraction et il m’entend jurer. Surpris, il s’étonne : « tiens ! mais elles ont changé tes contractions, non ? » . Ah ton père… il était loin de s’imaginer à quel point elles avaient changé ! Vers 23h30, la contraction qui est arrivée a été tellement violente que j’ai senti un craquementje venais de perdre les eaux !! Quand je lui ai dit ça, il m’a demandé comment je pouvais le savoir. J’ai rigolé malgré la douleur et lui ai répondu « t’inquiète, je le sais je suis trempée. Appelle ton père et dis-lui que j’ai perdu les eaux« .

Il n’a toujours pas percuté ce qu’il se passe mais il l’appelle sans broncher. Il lui demande si je peux manger (« non, elle risque de vomir » et franchement je n’ai pas faim), et moi je demande si je peux prendre une douche. Il lui demande ce que l’on peut me dire et comment on fait si l’on doit nous renvoyer chez nous. Je rigole à nouveau et lui lance « non mais là je ne rentre pas » et son père lui confirme en précisant « je peux te dire qu’elle va naître le 16 Mars, soit ça se fait tout seul, soit on la déclenche dans la soirée, mais ce sera le 16 » . Je pense qu’à ce moment-là, il a commencé tout doucement à comprendre.

Je sais que j’ai environ 1h pour me rendre à la maternité donc je me dépêche comme je peux pour me faire une toilette de chat et ne rien oublier pour partir. L’inquiétude de ton père, c’est de savoir qu’il risque de bloquer le bâtiment avec sa voiture. Je le rassure, il est minuit, dans notre résidence de vieux, tout le monde dort ! Je lui explique qu’il va devoir rouler doucement et que je serai concentrée et donc pas très loquace. Il comprend et s’exécute. On quitte l’appartement et on se met en chemin vers la clinique. Sur la route, pas un chat, on arrive en un temps record et c’est pas plus mal.

depart-maternite-accouchement

Je lui demande de se garer où il veut mais il insiste pour se garer près de l’entrée, mais moi j’ai besoin de me lever, je n’en peux plus ! On arrive devant la maternité, on vient nous chercher pour monter dans l’ascenseur. Je ne parle plus, j’ai le visage grave, je commence ma phase de concentration extrême pour gérer ma douleur. Depuis le décès de mon papa, tu sais, je me suis toujours dit que la douleur était relative et que la douleur physique n’était et ne serait jamais plus douloureuse que la douleur que l’on ressent au plus profond de son être. Et puis je ne suis pas du genre à me faire remarquer donc il était hors de question que l’on m’entende hurler de douleur comme une hystérique. J’ai intériorisé ma douleur, mais j’avais mal, j’avais très très mal.

La sage-femme de garde a débarqué et m’a demandé d’uriner dans un gobelet. J’ai eu envie de lui dire de se le foutre au cul son gobelet, mais j’ai serré les dents et je suis partie aux toilettes. Je lui ai rendu un truc dégueulasse, m’en foutais, elle se démerderait avec. Elle m’a demandé de m’allonger pour me placer le monitoring, mais impossible, je ne tenais pas en place. Elle a commencé à être désagréable (comme si on pouvait contrôler son corps sous la douleur), et j’ai pensé qu’elle avait un trop plein de santé pour se lancer sur cette voie avec moi. Mon regard noir et mes gestes lui ont fait comprendre que cela n’était pas possible et ma voix étranglée de douleur lui a simplement dit « ce n’est pas possible » . C’est simple, les contractions ne me laissaient aucun répit. Ton père, certainement déboussolé, ne disait pas un mot. Il me faisait comprendre que si besoin il se tenait à ma disposition, mais me connaissant, il ne venait pas me déranger car cela était inutile.

La sage-femme est revenue en me disant qu’il fallait que je puisse m’allonger pour me placer le monitoring et m’examiner, je n’arrivais toujours pas tenir en place et quand la contraction, LA VRAIE DE VRAIE a débarqué, elle a eu enfin pitié de moi et a prononcé sa seule phrase pleine d’empathie « ce que je peux vous dire, c’est que ça c’est une vraie contraction de travail, je sais que ça fait très mal mais ça veut dire que ça avance et c’est bien, dès qu’elle va se calmer, on essaiera de s’allonger et vous me direz quand je peux vous examiner » . Mine de rien, elle m’a rassurée, je n’avais pas mal pour rien, le travail était bien là. Après examen, le travail à la maison avait bien été fait, j’étais venue pile-poil au bon moment, j’étais dilatée à 1…autrement dit, AU TOUT DÉBUT !! On m’a toujours dit que pour un premier bébé, c’était 1 cm = 1 heure. Il était déjà 1h… j’en avais jusqu’à 10h du mat ! Pfiou, la nuit s’annonçait dure.

Elle a appelé ton grand-père comme convenu dans mon dossier de grossesse (même s’il était déjà sur le départ). Il est arrivé peu de temps après et au vu de ma douleur, il a dit que l’on allait me poser une péridurale dans pas longtemps.

Elle m’a demandé si je te sentais bien bouger, mais non, depuis le début des contractions violentes, je n’arrivais plus à te sentir et je ne parvenais pas à me concentrer sur autre chose. Cela m’angoissait intérieurement et elle l’a compris. Dès que je t’ai entendue au monitoring et que j’ai vu que tu supportais les contractions, j’ai eu moins mal. C’est à ce moment qu’est entré un mec improbable m’annonçant qu’il venait me faire la prise de sang ! Non mais t’es sérieux mon gars ? A tout moment je risque de te faire valdinguer ta seringue ! Cet enfoiré m’a défoncé le bras, je ne lui ai pas dit un mot, je ne l’ai pas regardé, mais je le méprisais tout en observant le monitoring. Il est parti aussi vite qu’il est venu.

Bref, j’étais prête à tout ce qui pouvait arriver du moment que tu allais bien. A 1h30, elle est revenue pour m’examiner, j’étais à 3 ! J’ai pas compris le bordel : comment je pouvais être à 3 en l’espace de 30 minutes ????!!!! Allez hop, j’étais bonne pour la péri ! Ouais, bon, fallait que je me lève et me dirige jusqu’à la salle d’accouchement… c’était pas gagné ! J’ai dû faire 2 haltes dans le couloir pour supporter les contractions avant d’y arriver. En entrant, tout le monde était en tenue de combat ! On m’a assise sur le lit et la sage-femme m’a posé une perfusion… comme une merde ! Une douleur, mon dieu, t’as pas idée ! A peine posée j’avais déjà envie qu’on me la retire (et ça a été un leitmotiv cette nuit-là). Ton grand-père a soufflé et il a délicatement scotché le tuyau sur ma main pour ne pas qu’il me gêne.

L’anesthésiste est renté, ton grand-père m’a expliqué ce que je devais faire, bien courber le dos et surtout ne pas bouger. Il m’a dit « il est 1h50, à 2h la péri est posée, à 2h10 tu ne sens plus rien et à 3h30 elle est là« . Il m’a pris dans ses bras pour que je courbe bien mon dos. Il m’a dit que j’allais avoir une première piqûre pour anesthésier, et qu’ensuite l’anesthésiste poserait la péridurale. A la première piqûre, l’anesthésiste m’a dit que cela piquerait un peu. Oui ça a piqué, mais je ne sentais plus rien. Je n’ai pas bougé, je n’avais pas peur. De toute façon, je ne voyais rien et je n’avais rien vu. Il m’a dit « maintenant je vais poser la péridurale » . Il a piqué, il m’a dit « là je suis dans l’espace péridural, ça va lancer une petite décharge mais ça sera rapide » . Je n’ai strictement rien senti à part quand l’aiguille est passée entre les vertèbres lombaires. Le tout, sans aucune douleur. On m’a allongée, on m’a réexaminée vers 2h30, j’étais à 7. Ton père sombrait de fatigue, on m’a dit de me reposer, qu’à 3h15 on se mettait en position et qu’à 3h30 tu étais là !

Les 3/4 d’heure sont passés très vite pour moi, il fallait déjà se mettre en action. Ton grand-père a voulu tourner ta tête pour que tu t’engages bien, mais tu as montré que tu avais déjà ton petit caractère en le dégageant. Cela ne m’étonnait même pas. Il a dit que tu avais des cheveux ! Quoi ? On voyait déjà des cheveux ?! Bon, dès que je sentais la contraction venir, il fallait que je pousse. Le souci, c’est que j’avais eu une péridurale de cheval : je ne sentais plus rien ! Enfin si, je sentais sur le côté gauche. D’un côté, je me disais que c’était le jeu : l’accouchement moins douloureux oui, mais pas SANS douleur. Par conséquent, je ne me sentais pas pousser et je n’arrivais pas à sentir comment je poussais ! Heureusement, on m’indiquait quand je poussais bien et je pouvais maintenir mes efforts.

Les premières poussées, il m’explique que si je pousse et ne reprends pas tout de suite après, tu vas descendre puis remonter aussi sec. Il faut maintenir l’effort ! Ton père croit bon de m’asperger gentiment d’eau, mais je n’apprécie pas. On lui conseille de m’aider avec sa main derrière ma tête, mais je n’apprécie pas non plus car ça me gêne. A ses dires, j’ai été plutôt autoritaire… Oups ! Il n’a pas dit un mot, il a encaissé. Cette nuit, je pouvais dire tout ce que je voulais.

Au bout de 3-4 poussées, ton grand-père m’a expliqué que l’on ne devait pas trop tarder car tu allais commencer à supporter difficilement la situation et que ton petit cœur allait être fatigué. Compris chef ! Une poussée… Je vois tout noir ! On me dit de continuer, je ne vois plus rien ! Je repousse, on me crie « STOP » . Je m’arrête aussitôt, je me rallonge, je m’évade. A cet instant, je ne sais plus ce qu’il se passe, ni où je suis. Jusqu’à ce qu’il m’interpelle en me disant « regarde qui est là !« . J’ai relevé la tête, j’ai vu tes deux petites billes m’observer et je t’ai attrapée pour te mettre contre moi. Tu était une petite crevette toute chaude, ça m’a surprise. Tu n’as pas pleuré, tu es restée contre moi avec ta petite tête renfrognée. C’est bon, tu étais là, tu étais ENFIN là !!

Pendant ce temps, j’ai senti que ça tirait en bas : j’avais le droit à quelques points (2 si je me souviens bien, qui ont sauté dès mon retour à la maison). Très étrange cette sensation. Bon, rien de méchant, une simple éraflure qui ne méritait pas vraiment de points, mais pour l’esthétique, on peut en faire. Je t’avoue que ça m’a fait rire cette histoire d’esthétique…

Bref, on est resté 10 bonnes minutes en peau-à-peau, ton père à nos côtés, la tête fatiguée mais heureuse, puis il a fallu te faire une petite toilette (le bain c’était pour le lendemain), te peser et t’habiller. Ton grand-père a viré l’auxiliaire de puériculture pour te mettre ta toute première couche et je crois qu’il l’a laissée t’habiller. Ça, c’est ce que ton père m’a raconté car moi j’ai même pas percuté qu’il y avait une autre nana que la sage-femme, pour te dire ! Ensuite, je t’ai récupérée et je ne t’ai plus lâchée.

Quand j’ai soudain dit quelque chose à ton grand-père ou à ton père, je ne sais plus, tes deux petites billes se sont tournées vers moi. Oui, mon petit chat, c’était moi que tu reconnaissais, la voix que tu as entendue pendant 8 mois et des brouettes. C’était moi, ta maman, celle que tu devrais supporter pendant les 40 années à venir ! Quoi ? J’ai dit 40 ans ?

On t’a mitraillée de photos, tu avais toujours ta petite tête renfrognée, la tête du bébé collé sur mon col depuis des mois ! Une tête de bébé boxeur en somme. Tu es restée calme et tu t’es endormie. Evidemment, j’ai redemandé quand on allait m’enlever cette perf’ de merde.

J’étais fière, tu es née naturellement, j’ai senti les contractions mais pas ton passage. Il faut dire que tu étais un petit modèle (2,840 kg) ! Je n’ai pas crié, je n’ai insulté personne (c’était pas gagné d’avance) et surtout, j’ai accouché en une rapidité incroyable pour un premier bébé ! Parce que perdre les eaux à 23h30 et donner naissance à une jolie princesse à 3h37, on me l’aurait dit JE N’Y AURAIS PAS CRU !

Je n’ai pas pu aller en chambre avant quelques heures…la péridurale avait immobilisé ma jambe droite. C’est très impressionnant de ne plus avoir le contrôle d’un de ses membres. Ça m’a un peu choquée. Quand quelques heures plus tard ma jambe est revenue parmi nous, j’ai eu droit à de superbes bas de contention et une serviette hygiénique de compétition pour quitter la salle d’accouchement. Toutes les primipares savent de quoi je parle… Ah et j’oubliais, avant tout l’attirail sexy post-accouchement, la sage-femme est revenue pour sonder ma vessie… oui, la péridurale fait que l’on ne sent pas sa vessie, du coup elle se remplit… et il faut la vider. La sonde a été aussi douloureuse que la perf’, malgré la péridurale ! J’aurais bien eu envie de l’insulter, mais j’ai préféré l’ignorer. J’étais entrée dans une bulle de bonheur et de douceur, je ne voulais que rien ne gâche tout ça.

mon-accouchement-marmottine-land

Voilà, ce fut long à raconter, j’ai mis 9 mois avant de me lancer dans le récit de ce moment qui restera gravé dans ma tête toute ma vie, et même si j’oublie certaines choses au fil du temps, je suis contente d’avoir pu écrire tout ça. Aujourd’hui, ça fait plus de temps que tu as passé hors de mon ventre qu’à l’intérieur et vu comment tu as œuvré pour arriver en 4ème vitesse, je crois comprendre que tu es bien heureuse d’être parmi nous en chair et en os ! On a pu profiter de toi 3 semaines de plus et même si elles sont passées à vive allure, sans même qu’on ait eu le temps de dire « ouf » , on continue d’apprécier notre nouvelle vie à 3 comme si c’était le tout début.

Ma fille, je te souhaite tout ce qu’une mère peut souhaiter à son enfant. Je t’aime grand comme ça, tu n’imagines même pas ♥ Joyeux 9ème mois ma beauté d’amour (dans quelques heures plus exactement) ! Tu as 8 dents, tu danses, tu te coiffes, tu m’imites, tu tapes dans les mains quand je chante, tu es géniale. Je le dis sans aucune objectivité, mais je m’en fiche. Je ne sais même pas comment était la vie sans toi, je ne m’en souviens plus. Tu es ma vie, mon présent et mon futur.

Il y a 9 mois, j’accouchais !
5 (100%) 7 votes

8 thoughts on “Il y a 9 mois, j’accouchais !

  1. Moi aussi j’avais voulu l’écrire pour m’en rappeler ! Par contre c’est fou le ressenti est tellement différent entre les accouchements, dans le mien il y a vraiment eu aucune douleur. Par contre un niveau de stress crescendo avec les mauvaises nouvelles :/
    Ça doit être bizarre d’être accouchée par son beau-père, fin moi ça me l’aurait fait 😛 Mais c’est génial pour ta fille de pouvoir dire que son Papy l’a mis au mode ! Et Papy lui devait être tout heureux de s’en occuper et d’être le premier à le voir, avant même le Papa 😀

    1. Oui je me rends compte que j’oublie pas mal de choses, donc il fallait que je trouve le temps de rédiger tout ça ! 😀 (la vieillesse, oui oui !).
      Les douleurs, c’était surtout au début, je peux pas dire que j’ai eu mal pendant l’accouchement. J’ai senti des petites douleurs quand la contraction arrivait, mais rien de comparable aux douleurs AVANT la péri.
      Bizarre, non. Insolite, oui 🙂 Mais tout le monde en gardera un très bon souvenir et il a une belle photo qui immortalisera ce moment (la couche évidemment !).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *