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Et je m’excuse tout d’abord pour le peuple grec !
Si tu ne connais pas encore Linklift, crois-moi, tu ne vas pas être déçu. Linklift.net, c’est une société misérable qui te propose de faire du lien sponsorisé pour leurs annonceurs. Je te raconte donc comment j’ai rencontré Madame C (elle porte le nom d’une gâterie féminine). Non, non, tu ne rêves pas, elle s’appelle bien comme ça. Bref, sur le coup, j’ai cru une blague, mais comme malheureusement on ne choisit pas son nom de famille, je l’ai excusée.
Mme C donc, m’envoie ce mail Jeudi dernier :
Bonjour chère marmotte,
Je prends contact avec vous aujourdhui car je viens de parcourir votre
site et jaimerais vous proposer un service publicitaire le concernant.
Nous sommes une régie publicitaire spécialisée dans les liens textes et
nous recherchons des sites qualitatifs tels que le vôtre pour travailler
sur des campagnes avec des thématiques précises.
Seriez-vous intéressé ?
Nhésitez pas à revenir vers moi afin que nous en discutions plus en
détail.
En vous souhaitant une bonne journée,Mme C.
Voilà, cela fait maintenant 5 mois que je cherche désespérément un job dans la communication. Mon tout premier job en tant que jeune diplômée. Je ne peux même pas dire que j’ai essuyé les refus puisque je n’ai quasiment reçu aucune réponse à mes centaines de CV envoyés… C’est bien ça qui me désole ! Pourquoi les employeurs n’ont pas la décence de répondre un simple « non », dans le meilleure des cas un petit message qu’ils copie-colleront expliquant brièvement leur refus ou leur incapacité à donner suite à notre demande ? Et ne me dites pas que cela prend beaucoup de temps, que ce n’est matériellement pas possible quand on reçoit des milliers de courriers par jour…blablablabla…. Foutaises.
Des fois, quand j’ai des retours, j’ai même des petites blagues : « nous recherchons une personne ayant un bac+2 et débutant dans le métier« . Serais-je trop diplômée et trop expérimentée avec mes deux stages de master ? Mais, ce que je ne comprends pas, c’est que si je postule à ce type de poste, c’est peut-être parce que personne ne recherche un bac+5 qui débute ? Et que je suis surtout prête à bosser à 70 bornes de chez moi pour être payée au Smic. Cherchez l’erreur !
Ce qui nous fait défaut, et je parle au nom de tous les communicants, c’est que tout le monde croit faire et pouvoir faire de la communication en créant une page Facebook ou un compte Twitter. Que créer un blog et ajouter 3 articles, c’est être rédacteur web. Que bidouiller un CMS, c’est être webmaster. C’est évident, quelqu’un qui vend des rideaux dans un magasin de déco est un décorateur d’intérieur, voire un architecte ! Alors moi je fais la couleur de ma mère et je me démerde plutôt bien pour lui faire les racines, ça fait de moi une coiffeuse ? Non mais, on ne sait jamais, autant je peux me reconvertir !
Ça se sent que je suis de mauvais poil, non ?
Aujourd’hui, on ne cesse de me rabâcher que les temps sont durs, que le marché de l’emploi n’est pas en forme et que donc c’est une mauvaise période. Je dois, alors, excuser la conjoncture actuelle de ne pas avoir de job et par conséquent, n’avoir aucun revenu depuis le 1er Septembre 2011 ? Sous prétexte que je vis avec une personne au salaire correct, je n’ai pas le droit de toucher le RSA. Pourtant, cette personne n’est ni mon mari, ni mon pacsé. Mon homme n’a donc ni l’obligation de m’entretenir, ni celle de payer mes factures ou encore de renflouer mon compte en banque. Demander à ma pauvre mère ? Elle ne sait même pas avec quoi elle va vivre suite au décès de mon père puisque les administrations ne sont pas pressées pour le lui notifier malgré les nombreux rendez-vous qu’elle a pu obtenir… Elle va devoir aider mon jeune frère à devenir un grand homme avec un appartement, donc se porter caution solidaire. Et pour couronner le tout, je devrais la solliciter financièrement puisque, légalement parlant, je suis toujours sous sa responsabilité ?
Non, vraiment ce monde est mal fait.
Il va falloir que l’on m’explique certaines choses. Depuis quand choisir son boulot (en autres, dans des filières difficiles tels que la restauration et le médical) et être son propre patron signifie que l’on est seul à devoir être « fatigué » ? Alors, sous prétexte que certains métiers sont éreintants, il faudrait que l’on décerne une médaille ?
Je m’explique : je ne suis pas encore rentrée officiellement dans la vie active puisque je suis en stage de fin d’études. D’accord. Mais quand je fais le bilan de ma vie professionnelle, je me rends compte que je bosse depuis que j’ai 18 ans et j’en ai, à ce jour, 26. Oui, et pas des petits boulots pour la forme. Des boulots où j’ai bossé comme une VRAIE salariée.
Je n’ai rien demandé à mes parents. Je me suis toujours débrouillée pour tout, même quand j’ai dû partir à l’étranger toute seule. Ils m’ont toujours épaulée financièrement, cela va de soi. Cependant, j’ai toujours géré mes papiers et mes démarches administratives. Le truc, c’est que très tôt, mes parents m’ont toujours dit qu’ils ne seraient pas toujours là pour moi et que je devais apprendre, par moi-même, à m’auto-gérer. Notamment question boulot.
Eh oui, je sais pas pour toi, mais moi le travail ne m’est pas tombé tout cuit. J’ai toujours « bossé » pour en avoir et je ne le dois qu’à moi et à personne d’autre.
Non mais franchement, qu’est-ce que tu fabriques avec Dame Nature ? T’as cru que c’était la fête du string pour nous foutre un temps aussi pourri ? Je te rappelle que nous sommes un 26 Juillet et que la température moyenne devrait normalement avoisiner les 40° depuis déjà un mois ! Or, tu préfères te la couler douce je ne sais où…
J’ai envie de te dire que maintenant ça suffit. La plaisanterie a trop duré. Tu vas ramener tes petites fesses bien gentiment dans notre beau Sud Est et fissa. Et puis tes querelles avec Dame Nature, je n’en ai que faire. A chaque fois que tu t’embrouilles avec cette collabo, elle nous pète une crise et nous balance une pluie de folie et un vent à en décorner les cocus. Alors vous serez bien sympathiques de cesser vos petites disputes à deux balles.
Depuis le temps que je suis présente sur ce réseau social, je peux te garantir qu’il y a un tas de choses qui m’agacent au plus haut point :
Le statut sentimental
D’abord tu as ceux qui changent de partenaires toutes les deux semaines et qui polluent tes flux d’actualités avec les photos love-love de leur première journée en amoureux. Si tu savais comme je m’en tape le coquillard de savoir que c’est le big love avec ton Jules au bout de 2 jours que tu le connais. Je trouve cela absolument ridicule.
Ensuite tu as ceux qui font passer des messages : machin est fiancé à machine. Wahou, tu vas te marier dans l’année, félicitations ! Mais tu n’as que ça à foutre le lendemain où tu viens de te fiancer que de le publier sur Facebook ? C’est un peu comme la pub où tu vois le mec à l’église ou devant Mr le maire je sais plus, qui vient de dire oui, qui sort son téléphone et change son statut en « marié ».
Le racontage de vie
Le fameux « Je mange une pomme » me vient en tête. C’est plus ou moins ça. T’as des gens qui ont Facebook greffé à la main et qui se sentent obligés de raconter leur vie dans le moindre détail : « machin va prendre son train », « machin est à la gare », « machin est énervé car le train à 30 min de retard, fait chier la SNCF ! » etc.
La dépression online
Je suis persuadée que tu as toi aussi un dépressif de service dans tes amis Facebookiens. Tu sais, celui qui te fait penser à Caliméro, à qui il arrive toujours une tuile, celui qui est toujours borderline from the suicide. Tout le monde lui en veut, il est une victime et il pleure tous les jours son malheur sur Facebook. Des fois t’as même envie de lui dire qu’il te saoule mais tu ne voudrais pas avoir un mort sur la conscience. Prends ton mal en patience…
Jeune marmonaute, si tu ne le sais pas encore, sache que j’aime défendre de bonnes causes, et surtout quand il s’agit d’animaux (en même temps, tu trouverais ça illogique de la part d’une marmotte ?). Les animaux représentent ma passion et un grand rêve. J’en ai vaguement parlé sur la blogosphère alors je le redis : je rêve de monter un immense refuge qui accueillerait tous les animaux en mal d’amour et en recherche d’une famille.
Tu comprends donc bien que, quand on me propose de te parler d’un sujet qui m’énerve au plus haut point comme l’abandon des animaux de compagnie, mon sang ne fait qu’un tour. Eh oui, c’est le BB power !
Sache que chaque été, 60 000 animaux sont abandonnés par des maîtres indignes.
A mes yeux, un animal de compagnie, c’est comme un enfant. On le veut, on l’a et on l’aime. Tu abandonnerais ton enfant au bord d’une autoroute, sur le chemin des vacances ? Et quand bien même, tu l’abandonnerais pour quel motif ? Il prend trop de place ? Il mange trop ? Il ne t’intéresse plus ?
C’est un être-vivant et nul n’a le droit de lui infliger une quelconque souffrance.
Je sais que tu es en train de préparer ton retour, et crois moi, je n’ai pas hâte de te revoir. Je dirais même plus, je te pensais mort et enterré. Chaque jour de colère ou de stress immense que je traverse, tu me rappelles de façon subliminale que tu peux resurgir à n’importe quel moment, et surtout quand on n’a absolument pas besoin de toi et que l’on ne t’attend pas, telle une pop-up de site porno lors d’une démo en comité professionnel.
En clair, t’es un putain de colocataire qui ne paie pas son loyer et qui en plus me fait chier. Tu crois sincèrement que tu peux débarquer dans ma vie quand bon te semble et me pourrir deux semaines comme ça, parce que tu l’as décidé ? Eh bien, non. Je proteste.
A force d’observer les gens, j’ai appris à ne pas dévoiler ma vie et mes petits secrets. Pour en savoir davantage sur moi, en dehors de mon âge et des conneries de mon quotidien, je peux t’assurer qu’il faut se lever tôt. Il est donc absolument normal, à mes yeux, de ne pas raconter ma vie à tout le monde et surtout à n’importe qui.
Depuis quelques temps, pour aller au boulot, je prends le train. Moi qui ne suis en général « pas du matin« , j’ai eu beaucoup de mal à intégrer ma « nouvelle bande de copines de transport hebdomadaire« . D’une part car je suis sauvage, d’autre part car j’aime bien être tranquille. Genre le matin, j’ai besoin d’émerger doucement, et le soir j’ai envie de reposer mes neurones. Autant te dire que c’est une tâche difficile lorsque tu es entourée de personnes très loquaces comme le sont mes collègues de train. Mais elles sont sympathiques, donc je m’y suis faite. Ca devient même agréable de retrouver 2 ou 3 personnes le matin et le soir pour blablater sur tout et rien. J’ai bien dit « tout et rien« .
Hier soir je rentre sur les coups de 23h et je me plante devant TF1 et son émission pourrie qu’est « Enquêtes et Révélations ». Le sujet porte sur les arnaques via le web en provenance de la Côte d’Ivoire.
L’histoire est hallucinante : un mec se fait brancher par une nana d’au moins 20 ans son cadet et elle commence à le chauffer via messagerie instantanée. Cet abruti – carrément en feu après la liste de photos dignes d’un calendrier FHM qu’elle lui a envoyée – accepte d’allumer sa webcam et de lui faire un show. Sauf que le show en question, c’est un truc super hot car elle lui demande de s’astiquer le manche. Il s’exécute et la conversation se termine peu après.
J’apprends péniblement que l’on pourrait dépister un cancer grâce à une simple prise de sang ou une analyse d’urine. Les tests qui ont été concluants ont été faits sur des patients atteints du cancer du côlon et du poumon.
Grâce à cette méthode, les cancers seraient détectés plus rapidement et les risques de métastases seraient alors amoindris avec un traitement dès les prémices de la maladie.
Ce que je trouve particulièrement frustrant, c’est que si cette technique est validée, elle ne serait pratiquée à l’échelle nationale que dans une dizaine d’années. Que reste-t-il à faire pour se faire soigner à temps ?