♫…S’en aller tous les deux…♫♫…Dans le sud de l’Italie …♫♫…Et voir la vie en bleu …♫♫…Tout jouer sur un pari…♫
Cette chanson va redevenir culte, je te le dis moi !
Je reprends une semaine de stage et cette fois-ci, ayant une bicyclette HS, je dois me résigner à y aller à pied. Moins de danger, surtout quand tu sais comment roulent les italiens, tu m’as comprise !
Ma mère m’appelle et m’explique qu’un ami à moi est sur Bologne et que ce serait cool qu’on se voie. Mon ami m’appelle peu de temps après et me raconte qu’en fait ma mère et son père ont papoté ensemble, que ma mère a mis la pression pour que mon ami prenne de mes news car je suis seule dans un pays que je ne connais pas et que je suis loin de la maison, qu’elle s’inquiète blablabla… En 2008, j’avais quand même 23 ans…Bon bah, okay, je monterai à Bologne passer le week-end, surtout que c’est pas très loin de Cattolica en train.
Vendredi matin, comme d’habitude, je me lève, me prépare et m’apprête à partir au boulot. Bizarrement, les rues sont désertes et il y a très peu de circulation. Ma foi…J’arrive au boulot, porte fermée. Quoi se passe-t-il ? Je sonne en vain, je tape à la porte. Personne ne m’ouvre. Je passe de l’autre côté et aperçoit une silhouette. Une nana, toujours la première au boulot, qui me regarde avec des yeux équarquillés et me demande ce que je fais ici. Beh, t’es marrante toi, je viens bosser !
J’ai cru mourir foudroyée quand elle m’a annoncé : « Mais aujourd’hui c’est férié, tu le savais pas ? Moi je suis venue juste pour récupérer un dossier, personne ne t’avait prévenue ? », « Euh, nan, j’étais pas au courant sinon je ne serais pas venue ! ».
J’y t’explique, le 25 Avril en Italie c’est l’équivalent de notre 8 Mai en fait… Et moi, conne que je suis, j’avais imprimé un calendrier FRANCAIS ! Légèrement blasée car j’aurais pu avancer mon week-end à Bologne… Ca m’apprendra à ne pas réviser mes cours de civilisation italienne (oui, car en revenant passer mon rapport de stage et après avoir lu cette anecdote, ma prof n’a su me dire que je n’avais pas dû bien écouter ses cours, elle l’aurait répété 100 fois, GENRE !).
Bref, je pars le lendemain à Bologne (à pied jusqu’à la gare de Cattolica) et le week-end fut au top. Une ville magnifique avec les tours Asinelli et Garisenda (très bizarres), la Basilica di San Petronio (une pure merveille innachevée), Neptune toujours à poil et le Palazzo d’Accursio (l’actuelle mairie de Bologne). Bon, j’y ai quand même mangé la pizza la plus dégueulasse de toute ma vie. En Italie, eh oui… Quel scandale ! Une espèce de pizza en kit (la garniture et la pâte ne faisaient pas qu’un…) même pas aussi bonne qu’une pizza surgelée ! Et mon ami, persuadé de me faire manger un truc exceptionnel…Je n’osais même pas lui dire qu’elle était pourrite !
Une fois rentrée à Cattolica, toujours aussi malade et enrouée, j’ai dû reprendre le super boulot chiant que je devais faire. Entre temps je retourne faire un tour à la librairie et repapote avec mon new friend. Il me propose de manger une pizza le lendemain avec des amis à lui. Super, pourquoi pas, ça me donnera l’occasion de connaître du monde. J’y file mon numéro pour qu’il me tienne au courant et rentre à l’hôtel.
Le lendemain, toujours à l’article de la mort, je reçois un message des plus ambigus et dans un français plus qu’approximatif, de mémoire ça donnait : Lire